Festival Libanais

Historique - Festival Libanais

Les libanais sont reconnus pour leur joie de vivre et leurs grandes réunions familiales. Jadis, dans les villages, on profitait de la moindre occasion pour se réunir au coeur du village ou devant l'église pour célébrer, danser et dresser des tables de mezzé libanais pour tous. Avec l'ère de l'urbanisation et de la vie moderne, on a intégré le mézzé libanais, un art de la table festive dans les restaurants. Néanmoins, le proverbe dit : «Chassez le naturel, il revient au galop». Ce naturel, c'est la grande réunion en plein air accueillant tout le monde, comme le Festival libanais ouvert à toutes les nationalités, sous le drapeau libanais.

Depuis la nuit des temps, les phéniciens ont trouvé un moyen de communication. D’abord, en transformant les cèdres en bateau, le pourpre en teinture et les gestes par les mots. Déracinés pour toutes sortes de raison, les libanais, fiers descendants de l’intelligence phénicienne a toujours voyagé avec plus d’un tour dans son sac. On appelle aussi le libanais une balle rebondissante qui ne s’écrase jamais, peu importe la hauteur de laquelle elle tombe. Il tient cela de son héritage phénicien, qui est en soi, un patrimoine inépuisable. En plus de leur débrouillardise, les Libanais gardent cette joie de vivre qui ne se complète pas si elle n’est pas partagée avec le plus grand nombre possible. Avec leur immigration partout dans le monde, les Libanais, tout comme les Phéniciens, trouvent le moyen de communication pour arriver à transformer leur exil en un foyer douillet pour eux et leurs enfants. L'idée d'un festival libanais est née en 2003. Ce festival a vu le jour grâce à la volonté de quelque personne qui, loin de leur pays d'origine, avaient la nostalgie de leur culture et qui voulaient surtout promouvoir cette dernière aux montréalais et montréalaises de différentes origines. Cette culture six fois millénaire, riche par la présence d'une large diaspora à travers le monde, mais surtout des centaines de milliers de canadiens, québécois et montréalais d'origine libanaise vivant au Canada, au Québec et surtout à Montréal. Ces derniers ont su s’intégrer de façon exemplaire aux différentes strates de la société que ce soit au plan communautaire, social, politique, artistique et professionnel, et ce, depuis le premier libanais arrivé au Québec en 1882 jusqu'à nos jours.

Sans être restrictif, la programmation au fil des ans tournait toujours autour de la famille. Des jeux gonflables pour les enfants, aux compétitions sportives pour les jeunes sportifs, de la cuisine méditerranéenne libanaise, à la musique et la danse pour tout le monde, ce festival est rendu avec le temps non seulement une fenêtre pour la promotion de la culture libanaise aux Montréalais et Montréalaises, mais entre autre une fête de quartier qui invite les gens habitant aux alentours du parc Marcelin Wilson dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville et les gens de différentes communautés à faire partie de cette fête.

Éventuellement, nous aimerions intégrer, dans la programmation, un volet culturel local où de jeunes artistes voulant s’exprimer sur scène et se faire connaître, pourront le faire dans une fenêtre destinée à un public montréalais et tout cela d’une façon tout à fait gratuite.

Ce festival a fait la fierté de Montréal. En fait, au courant d’une de ces éditions nous avions inscrit Montréal, une fois de plus, dans le livre Guinness des records pour la plus grande Dabké où 4475 danseurs se sont mis, main dans la main afin de battre l’ancien record qui était de 2275 personnes. De plus, pour célébrer le dixième anniversaire de ce festival, une œuvre d’art au nom de «Daleth» fut érigée au centre du parc, pour commémorer les 125 ans d’existence de la communauté libanaise au Québec ainsi que la contribution apportée par cette dernière à la vie communautaire, sociale, économique et politique entre autres. Cette œuvre d’art public, a été le fruit d’une bonne collaboration entre la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et la communauté. «Daleth» fut conçue par l’artiste Gilles Mihalcean suite à la décision d’un jury et d’un concours de design. C’est ainsi que la richesse de l’univers libanais s’est inscrite dans la mémoire collective de Montréal.

Le festival libanais accueille des milliers de personnes avec un programme qui se déroule sur trois jours, traditionnellement la fin de semaine qui précède la fête de la Saint-Jean. La réussite de cet événement repose sur la contribution de quelques centaines de bénévoles qui ont à cœur la promotion de leur culture d’origine ainsi que des jeunes artistes d’ici dans un esprit convivial et festif. De plus, plusieurs partenaires privés font partie de l’équipe qui contribue à la réussite de cet organisme à but non lucratif.

Avec les années, les organisateurs de ce festival travaillent, en ajout de ce qui a déjà précédé, à l’intégrer de plus en plus dans la communauté. Au sein de la programmation des années passées, nous avons donné une fenêtre à un organisme communautaire, Hema-Québec, avec une collecte de sang, ainsi qu’à la fondation Rêve d'enfants pour une campagne de financement. Nous espérons inclure d’autres organismes qui s’occuperont de l’intégration des personnes sur le marché du travail et autre. Tout cela à la marge de la programmation culturelle de ce festival.

Pour sa seizième édition, plusieurs nouveautés viennent enrichir ce Festival. Dans un premier temps, le festival déménage à Laval, sur l'ancien site de Cavalia au coin de l'Autoroute 15 et Chemin du Souvenir. D'un autre côté le festival s'étendra sur 4 jours au lieu de 3, et présentera plusieurs nouveautés dans les kiosques. Et enfin, le festival offrira une visibilité accrue pour les commanditaires, grâce à son nouvel emplacement.

Si le festival est rendu à sa seizième année consécutive, c’est grâce aux gens qui le réclament et l’attendent d’année en année. C’est aussi parce qu’il a réussi à combler sa mission. Le Festival libanais évolue, en forgeant chaque année sa place dans le cœur de ceux qui le visitent, mais aussi  en écrivant l’histoire d’un peuple qui refuse de passer inaperçu. Le Festival libanais est devenu un point tournant en Amérique du Nord. Un événement, une vision et un héritage précieux né de certains libanais qui n’avaient pas assez de place chez eux pour réunir toutes leur famille et leurs amis et qui avaient un espoir, un rêve, celui de faire vivre à leurs enfants, leurs souvenirs d’antan.

En effet, le Festival libanais a su se démarquer, en faisant partie intégrante de la réalité culturelle montréalaise et lavalloise mais surtout de notre mémoire collective.